Fondue chinoise

Ça faisait longtemps que je voulais goûter ce plat ! J’ai été ravi d’apprendre que mes hôtes en préparaient une sans même que je ne leur en parle :)

Alors on a :

  • de fines lamelles de boeuf et de porc
  • quelques boulettes de viande de porc (un peu croquantes, spécial)
  • champignons blancs (mais pas de paris ceux là…)
  • du tofu, parfumé au poisson si mes souvenirs sont bons
  • du choux
  • un légume mystère…
  • des haricots

A part les haricots, tout se trempe dans la « marmite ». Le temps de cuisson varie. Puis on sert tout le monde à l’aide de la petite louche. On se retrouve avec les aliments cuits dans son bol, on peut alors les tremper dans la sauce avant de les déguster.

Le tout accompagné d’une bière coréenne : la « Blue Girl ».

Franchement, très bon. Puis sain car c’est une cuisson à l’eau, à la différence des fondues françaises.

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Du vélo au scooter, vers le Water Park

Au programme du jour : tour de vélo le long du Xindian Stream. La ville a aménagé pas mal de pistes cyclables, en particulier le long des rivières. Le frère de Shannon est partant pour aller taquiner la piste cyclable avec moi. On décide de partir le matin, pour éviter les fortes chaleurs.

C’est bien tout ça, mais comment on se rend à la rivière ? Mais en scooter pardi !

Ni une, ni deux, on se retrouve en bas de l’immeuble en tenue de sport. Kuei-Shin me tend alors un casque, on enfourche son Yamaha et roulez jeunesse !

A ce moment là nous empruntons des petites routes sans grande circulation. Nous nous dirigeons vers la rivière la plus proche, pas très loin de notre immeuble. Il est 9h30 mais il doit déjà faire 30°C ! Heureusement, le vent induit par la vitesse aide à nous rafraîchir.

C’est là que j’aperçois la « rivière ». Celle-ci est vraiment petite, mais il y a un énorme no man’s land de chaque côté. Très probablement pour absorber les crues (typhons, orages…), la taille de la rivière doit quintupler à ce moment là. Mais pas de chance, on apprend sur place qu’il n’y a plus de location de vélo car le précédent typhon à tout détruit. Ah ouais quand même…

Mon comparse me propose alors de remonter sur notre terrible deux roues pour se rendre bien plus loin vers le coeur de la ville. C’est là que la partie amusante commence.

Au fur et à mesure qu’on pénètre à l’intérieur de la ville, la densité de circulation croit énormément. Avec une dextérité étonnante, Kuei-Shin se faufile entre bus, voitures, scooters… A chaque feu rouge, on remonte entre les voitures pour se mettre juste devant le feu et même le dépasser. On se retrouve rapidement à vingt, trente scooters à attendre au feu rouge. Chose amusante : il y a un compte à rebours pour savoir quand le feu passe au vert. C’est à ce moment là que je me suis cru dans une course de motos.

3…2…1…

Go !

Tout le monde s’élance, certains tout droit, certains de travers car ils tournent, certains à plein régime, certains à leur rythme. Ça pétarade, ça pue, ça klaxonne ! mais ça tombe pas. C’est là que j’ai eu une bonne illustration de la théorie du chaos :)

J’étais dedans ! Traverser Taipei en scooter était vraiment une superbe expérience, bien que je ne le ferais pas tout les jours.

On double des bus roses, des camionnettes « pick-up », des scooter qui ont embarqué le toutou avec. Virage à droite, petite ruelle, puis on débouche à nouveau sur une grande artère et nouvelle course au feu rouge.

Ainsi de suite jusqu’à notre but final, il est temps de se garer. J’ai pris une photo :)

Mais pas de chance, notre seconde destination, un petit loueur de vélo privé, n’est pas encore ouvert. Quelques centaines de mètres plus loin on trouve alors un loueur « public » (de la ville) mais pour une raison obscure était lui aussi fermé. Surprenant quelque chose de fermé à Taipei… Comble de malchance…

Tant pis, le vélo tombe à l’eau, on se rabat sur le Water Park. (ahah)

Le Water Park c’est tout ce qui touche à l’eau. Du musée de la station de pompage aux jeux dans l’eau pour enfants. J’ai donc pu y voir des vieilles machines dont le rôle précis m’a quelque peu échappé. Il faut dire qu’à ce moment là il faisait bougrement chaud. Les gouttes de sueurs qui perlent le long l’épine dorsale, c’est mes préférées… Bon, je pense tout de même avoir compris que c’était des pompes. Elles étaient en service vers 1920 pour certaines.

Le fameux made in Taïwan !

Des superbes livres à couper le souffle !

On ressort du musée, toujours la chaleur étouffante mais j’ai pu me rafraîchir un peu en faisant comme cette jeune fille :)

Pour finir, une balade dans la jungle mais attention aux serpents !

Il nous reste plus qu’à retrouver le scooter…

Chiang Kai-Shek Memorial

Un peu d’histoire.

Chiang Kai-Shek, militaire et politicien chinois, fut président de la première république chinoise puis premier président de la république de Chine à Taïwan. C’est lui-même le fondateur de Taïwan.

Un peu avant 1950, Chiang tente d’éradiquer les communistes de Mao Zedong, mais ne parvient pas à ses fin. En 1949, il démissionne de son poste de président de la république de Chine et se repli à Taïwan. Il reste président de Taïwan jusqu’à sa mort en 1975, son gouvernement et de type autoritaire : parti unique et loi martiale.

En 1978 la démocratie commence pour de bon avec son fils qui lève la loi martiale.

Ce monument est donc dédié à sa mémoire, à la fondation du pays. On rentre sur le site en passant sous une gigantesque arche.

Deux bâtiments tout aussi démesurés se dressent à votre gauche et à votre droite, avec des jardins qui les entourent.

Vous avez remarqué, il y a toujours cette andouille d’occidental qui se met sur mes clichés ! C’est pas croyable…

Enfin, au bout du jardin, vous trouverez le mémorial en lui-même. (j’ai réussi à semer le blanc-bec sur cette photo ! )

On traverse les jardins et se retrouve au pied du bâtiment. (encore lui !)

Le crépuscule est là. La place centrale est tellement gigantesque que le temps de la retraverser la nuit est déjà tombée.

Balade matinale

J’ai beaucoup de mal avec le décalage horaire, mon corps refuse totalement le changement. Du coup aujourd’hui on se secoue et on se lève à 8h, malgré une nuit de sommeil plus que légère…

Au menu de la balade :

  • un petit temple (je n’ai pas pris l’autel en photo de peur de déranger une dame)
  • un escalier dans la jungle (que je n’ai pas emprunté, je perds déjà 3 litres de sueur à la minute, ça sert à rien d’en rajouter !)
  • un petit parc
  • mince, il est où mon scooter ?
  • l’école élémentaire de Shannon
  • 7 eleven, j’y dédierai un article plus tard

Taipei 101

Je reste dans les sentiers battus, mais il ne faut pas contourner l’incontournable !

Direction donc Taipei 101, l’ancienne plus haute tour de monde (détrônée par le Burj Khalifa) qui culmine à 508 mètres.

Nous ne sommes pas allés tout en haut, c’est un peu cher et nous avions autre chose en tête. Tout le monde va en haut ? Qu’à cela ne tienne ! allons au sous-sol ! On se retrouve donc dans un superbe restaurant, dont le nom m’échappe. J’ai pu y découvrir les XiaoLongBao qui sont absolument succulents. Mais attention, à l’intérieur il y a du bouillon, gare à ne pas en mettre partout. J’ai bien-sûr fait la gaffe…

Sur la droite de la photo vous apercevez la sauce dans laquelle on les trempe avant de les manger. J’ai adoré le gingembre qui agrémente la sauce.

Dernière curiosité du repas : un gâteau de riz en dessert. C’est le dessert préféré de la première dame de Taïwan ! C’est composé de haricots rouges, puis … de riz, puis… je sais pas ^^

Mais le plus amusant n’était pas ce repas, mais bien la balade qui s’en suivit. C’est incroyable à quel point la France à réussi à exporter son industrie du luxe… Au pied de la tour on trouve toutes les plus grandes marques françaises, j’ai enfin pu y lire mes premiers mots de français depuis mon arrivée, ça fait du bien ! A certains endroits on se serait cru au centre de Paris… J’ai été sincèrement étonné.

Le contraste est énorme entre ma zone résidentielle et le centre de la ville. Comme vous avez pu le voir dans un billet précédent, là où je loge est quelque peu ancien, défraîchi. Le centre est ultra-moderne en comparaison, immeubles illuminant de mille feux, grosses berlines, tout le monde sur sont 31…

Maokong Gondola

Dès le premier jour je ne me suis pas laissé abattre ni par la chaleur, ni par les 30 heures sans dormir : nous avons pris le Maokong Gondola. C’est un téléphérique qui permet de grimper dans la montagne avoisinante. Pour rappel l’ile de Taïwan est très montagneuse.

Nous sommes donc montés à … accrochez vous … 300 mètres d’altitude !  C’est d’ailleurs avec ce téléphérique que l’on accède au zoo de Taipei. En haut ça m’a semblé très authentique, beaucoup de restaurants et même un barbecue le long du trottoir.

Notre restaurant était amusant : il fallait grimper une petite passerelle en bois sur une trentaine de mètres, à flanc de montagne. On passera sur le fait que les barrières le long de la passerelle m’arrivaient au genou… On rigole pas avec la sécurité ici ! On arrive alors sur une terrasse, toujours en bois, qui offre une vue magnifique sur Taipei.

Le repas était bon, mais j’ai été surpris par un légume extrêmement amer qu’on trouve dans la soupe de poulet. Mes amis se sont bien payés de ma tête quand ils m’ont proposé d’y gouter avec un grand sourire !

Il est temps de retourner au bercail, on se laisse glisser une seconde fois le long du câble du téléphérique, en admirant la vue qui s’étale sous nous pieds.

Les environs immédiats

Voici l’immeuble ou je loge. Il faut très vieux de l’extérieur mais l’intérieur est propre. J’imagine que les taïwanais ne sont pas très férus de ravalements de façade…

Le quartier où je suis est un quartier résidentiel, pas touristique du tout. Voici le genre typique de rue qu’on y trouve : immeubles avec balcons à barreaux, scooter garés le long du trottoir, végétation luxuriante.

Et pour finir, cette rue est attenante a mon immeuble. Ça pousse bien dans le coin, hein ? :)