Temple taoïste Xuanmiao

C’est l’avant dernier épisode de mon weekend à Suzhou. Je voulais faire un temple taoïste et il y a un grand vers le centre, qu’attendons-nous ? Mais nous sommes dimanche matin, il faut d’abord prendre un petit déjeuner, ou quelque chose qui y ressemble. Pas très loin de l’hôtel il y a une grande rue très commerçante, l’endroit parfait pour trouver tout ce que vous voulez à manger ! Je prend des viennoiseries, certaines ressemblant à des choux à la crème, et un café. Les goûts ne sont pas les mêmes qu’en France, mais on s’y fait.

Plein de petites échoppes où acheter à manger

Oui, il pleut. Mais ce n’est pas gênant, ça donne une petite ambiance relaxante. Et il y a moins de monde dans les rues. On s’abrite sous un parasol vert que vous voyez sur la photo et on se demande où se trouve le temple. Le hasard a voulu que l’on prenne notre petit déjeuner à quelques mètres du temple, c’est le bâtiment jaune ! Ça c’est un coup de chance !

Le lieu de culte est divisé en plusieurs bâtiments dont je ne connais pas la signification. Chacun possédant sa petite cour intérieur avec brûloir  à encens. Malgré la pluie, certains fidèles sont au rendez-vous. Mais regardez plutôt : la pluie donne une jolie ambiance, non ?

Façade du temple sous la pluieOn rentre dans chaque bâtisse, mais rien de très particulier. On se dirige alors vers le bâtiment principal qui lui est assez impressionnant.

Bâtiment principal du temple XuanmiaoOn a vraiment de la chance, il n’y a pas un chat. Le temple est très grand, très haut de plafond. Il y règne à l’intérieur une atmosphère particulière, digne d’un lieu de culte. A l’entrée se dressent 3 gigantesque statues. Excusez mon ignorance, je ne pourrai pas vous donner beaucoup de détails.

Une grande statue dorée à l'entrée du templeOn continue notre balade, et au fond du temple il y a une multitude d’idoles. Chacune représentant un dieu lié à une année du calendrier chinois. Si je me trompe n’hésitez pas à me reprendre dans les commentaires !

Idoles temple taoïste

Statues temple taoïsteJe demande à mon guide quel est le dieu du dragon, car je ne me trompe pas je suis né cette année là. C’est celui qui brandi une épée  :

Dieu dragonÇa ferait presque peur hein ? Et encore, certain sont encore plus… comment dire… antipathiques. Mais j’évite les photos, mon guide me signal que c’est mal vu.

On croise alors trois vieux chinois. Il n’ont pas l’air très aisé financièrement et je ne serais pas étonné qu’ils viennent de la campagne. Intriguant, les trois compères touchent tout ce qui est à portée de leur main, tout en marmonnant. Ils touchent les statues, les piliers du temple, mais aussi cet animal ressemblant à un taureau :

Trois chinois touchent une statue d'animalQuelle signification ? Est-ce pour absorber sa force ? Sa sagesse ?

Il est temps de laisser les fidèles tranquilles et on se dirige vers la sortie. D’ailleurs mon amie m’attend, c’est pas le tout mais il est 13 heures, il faut qu’on aille manger rapidement si on veut avoir le temps d’aller visiter la colline du tigre.

En sortant du temple

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Appels internationaux

Article sponsorisé. Partir un an à l’étranger c’est bien, mais garder contact avec sa famille et ses amis c’est encore mieux ! Alors certes il y a bien les e-mails ou Facebook pour garder contact mais rien de remplacera le bon vieil appel téléphonique. Très bien, mais à quel coût ? Pour la plupart des opérateurs, ce n’est pas donné. Dans le cas de la Chine, si vous êtes chez France Télécom et appelez de la France vers un mobile chinois il vous en coûtera 0.71€/min, soit 42,84€/heure ! Hors de prix ! Certains opérateurs sont moins chers, mais ça reste plusieurs dizaines de centimes d’euros en moyenne. Et puis ce n’est pas facile d’être concis au téléphone quand c’est avec quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis plusieurs mois. Pas plus tard qu’hier, je suis resté une heure avec mon frère à parler femmes et troisième guerre mondiale :)

C’est là qu’intervient Simplicitel, un opérateur téléphonique spécialisé dans les appels internationaux à partir de la France et DOM. C’est un libre service sans engagement qui permet dans mon cas chinois des appels à 0.02€/min, on est loin des tarifs des opérateurs classiques ! Les prix avantageux ne s’arrêtent pas à la Chine, mais s’étendent aux quatre coins du monde, ligne fixe ou mobile. N’hésitez pas à aller voir dans quel cas utiliser Simplicitel.

Je pense que cela pourrait aider pas mal de familles à rester en contact avec leur progéniture à l’autre bout du monde. Plus d’excuses pour ne pas joindre ses amis expatriés régulièrement, la mondialisation ne cesse d’avancer à pas de géants… Mais faites tout de même attention au décalage horaire avant de réveiller vos enfants au beau milieu de la nuit, pour rappel c’est Paris +7 heures ici à Shanghai !

Un dernier lien avant de se quitter, si ça vous intéresse il y a un mode d’emploi.

The Lion Forest Garden

Ou encore le Jardin de la Forêt du Lion. C’est la deuxième destination de mon week-end à Suzhou. Vous vous souvenez du musée ? En sortant on flâne un peu dans les grandes rues marchandes qui sont bien remplies. On a droit à une belle journée ensoleillée et les habitants de Suzhou se mêlent aux touristes.

On bifurque à droite. Une multitude de petites échoppes sont prêtes à nous recevoir, chaque vendeur affichant sont plus beau sourire. Notre choix se porte sur une vendeuse de petits gâteaux cuits à la vapeur.

vendeur_vapeur_suzhouJ’achète un roulé avec un léger goût que je ne saurais décrire. Le plus spécial est la consistance qui est très élastique, mais ce n’est pas mauvais. Quelques dizaines de mètres plus loin, nous arrivons devant les portes d’une demeure de seigneur : nous sommes arrivés.

Comme la plupart des résidences traditionnelles chinoises, cette maison s’articule autour d’un jardin central. Les 22 bâtiments entourent le jardin. Mais trêve de parlottes, allons-y !

Notre billet d’entrée de 10 yuans (1,2 euros) dans la main, on passe d’abord au travers de quelques salles. N’ayant pas de guide, on se contente d’observer et d’imaginer. On débouche alors sur la pierre aux 9 lions :

neuf_lions_suzhouVous ne voyez pas 9 lions imbriqués ? Moi non plus :) On passe à travers une porte en forme de trèfle à 4 feuilles et nous voilà enfin dans le jardin principal. Ici on découvre la principale attraction : un labyrinthe taillé à même la roche. Incroyable ! Il a fallu un temps fou pour dégager tous ces passages à la force de la main. Un petit pond et nous voilà dedans :

labyrinthe_lion_forest_garden_suzhouIl y a un dédale de petits passages et recoins, qui grimpent en colimaçon, descendent, bifurquent… Amusant ! Voilà à quoi ça ressemble une fois à l’intérieur

lion_forest_garden_suzhouOn débouche à nouveau à l’extérieur, sur une petite hauteur. On a une belle vue d’ensemble :

lion_garden_suzhouOn a parfaitement choisi la date de notre visite : un soleil bien présent nous donne du baume au coeur, et les arbres arborent leur robe automnale.

jardin_foret_lion_suzhouJe ne suis pas le seul à prendre des photos, autour de nous tout le monde s’affaire à trouver le cliché parfait qu’ils pourront montrer aux collègues ou afficher dans leur salon. Les chinois semblent en être friand ! Je dois dire que je ne déroge pas à la règle :)

labyrinthe_lion_garden_suzhouRemarquez toutes les aspérités dans la pierre, plus elle en a, plus elle a de valeur. On continue le tour du jardin en passant au dessus d’une cascade. Je n’ai pas réussi à l’avoir sans chinois, disons que ça fait plus authentique.

waterfall_lion_garden_suzhouUne fois le tour du jardin terminé, si il se termine un jour tant le dédale de petits chemins est sans limite, on s’attaques aux bâtisses alentours.

suzhou_garden_buildingC’est beaucoup de petites salles, pour la plupart vides, certaines avec quelques meubles, tableaux, ou pierres. La pierre occupe vraiment un point central dans les jardins chinois, n’y étant au départ pas sensibilisé ça peut surprendre de voir des pierres sur un piédestal.  Je ne sais pas pourquoi, peut-être l’odeur du bois, l’ambiance qui règne dans les salles, ou la belle météo d’automne mais des souvenirs fugaces de la maison de ma grand-mère me reviennent à l’esprit. A travers une fenêtre on a une belle vue d’ensemble sur le jardin :

scenery_chinese_gardenOn passe maintenant à travers le couloir des aveugles, ou un nom similaire. Il passe d’un coin à un autre de la propriété de façon semi-secrète, dans l’obscurité. L’endroit parfait pour un baisé volé, et je vise juste car on croise un couple visiblement suspect. La plupart des chinois ne s’embrasse pas en publique.

Cette fois-ci on a fait le tour, on se dirige vers la sortie. Une chinoise de 5 ou 6 ans tient la main de sa mère mais n’arrive pas à décrocher son regard de moi. Il est possible que je sois le premier étranger qu’elle voit et bien éduquée elle me lance des « hello ». Amusé, je lui répond par des « nĭ hăo ! ». La jeune fille est tellement obnubilée par mon teint pâle, mes grand yeux, ma grand taille et mon grand nez qu’elle en oublie de regarder devant elle et s’étale de tout son long sur les pavés. Elle n’en garde pas moins les yeux rivés sur moi, insensible à la douleur, stoïque comme une des pierres du jardin. Me rendant compte que c’est probablement ma faute car je soutenais son regard, je me tourne sur ma gauche et prend un dernier cliché du jardin :

garden_lion_suzhouQuelques « portes » à enjamber et nous voilà bientôt dehors.

chinese_doors_suzhouOn se dirige ensuite vers une longue rue marchande traditionnelle. La nuit commence à tomber. Mais mon billet s’arrête là, la suite sera pour la prochaine fois. J’en profite pour vous dire que le rythme de mes billets s’effondre, mais je suis en période d’examens et je croule sous le boulot !