Coucher de soleil

Depuis quelques semaines, j’ai la chance d’avoir une chambre pour moi tout seul !

En effet, vu les conditions de logements, une bonne moitié des étudiants Epitech ont prit un logement à leur frais. Le plus souvent une colocation vers le centre ville. Si ma bourse me le permettait, je  n’hésiterais pas une seconde à faire comme eux.

Pourquoi ?

  1. Pour avoir une connexion internet correcte. A l’hôtel c’est 10 Mbit/s pour ~80 personnes, sans aucune restriction de débit : si une personne télécharge, les 79 personnes restantes doivent se contenter d’une connexion avec un ping plus grand que la vitesse en octets. Oui oui, véridique.
  2. Pour avoir un vrai chez-soi, ne pas vivre un an dans un hôtel. Il faut savoir que l’hôtel n’est pas réservé aux étudiants de l’université, les chinois peuvent tout aussi bien réserver une chambre. Les murs étant épais comme des feuilles de cigarettes, j’entend parler mes voisins le jour et ronfler la nuit. Mais remarquez c’est aussi un avantage : je peux pratiquer ma compréhension orale de chinois ! Pour finir, ça surprend toujours un peu de voir passer des  *ehm* « hôtesses » accompagnées d’un ou deux chinois. Disons que c’est pour signer des contrats.
  3. Et par dessus tout : pour ne pas être perdu au milieu de nul part en campagne chinoise. Pour se tisser un réseau de contacts, pour avoir une vie nocturne, pour vivre dans la ville la plus dynamique de Chine.

Mais vu que nombre de mes camarades ont quitté le « ghetto » ainsi que nous le nommons, les conditions s’améliorent : j’ai donc pu récupérer une chambre désertée par leur occupants, qui ont maintenant la belle vie à 40km de là, au centre ville. J’ai désormais vue sur l’une des deux voies express qui nous entourent et coup de chance : c’est orienté sud ouest. J’ai de temps en temps droit à mon coucher de soleil.

Et vu que le nombre d’internautes à l’hôtel a bien diminué, la connexion deviendrait presque correcte. Sauf entre 18h00 et 01h00 bien sûr.

En tout cas, rien n’est arrêté mais je vais faire possible pour prendre un logement au centre pour le second semestre. Je serai peut-être amené à dénicher un travail, mais c’est à double tranchant car je suis toujours étudiant. Papa, maman, si vous lisez ces lignes : cassez le PEL ! :)

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Cafards, épisode 2

Vous vous souvenez de ma salle de bain envahie de cafards.

En parler à l’hôtel ne menait pas à grand chose, j’ai donc remonté l’information à la responsable côté chinois. L’hôtel a réagi en mettant une poudre anti-cafard dans les chambres.

Résultat : j’ai une collection de cafards morts dans ma salle de bain :) Certains gigotent encore un peu sous l’effet de la poudre toxique. Au moins, je dois avouer que c’est efficace. Depuis que la poudre a été posée j’ai retrouvé une bonne quinzaine de mes colocataires indésirables à l’agonie. Le truc rigolo c’est quand j’utilise la salle de bain pieds nus, c’est un peu comme jouer au démineur.

Sploch ! Oh, perdu…

Ce matin en allant prendre ma douche, j’en ai croisé un en train de trésaillir des antennes dans un coin de la douche. Me doutant que vous être friants de ces petites bêtes, j’ai pris une petite photo. Admirez au passage la propreté absolue dans laquelle nous évoluons, aucune raison de faire des remarques au service nettoyage de l’hôtel.

Mais bon, je ne suis pas le plus à plaindre. Aux dernières nouvelles, un de mes camarades à des rongeurs dans sa chambre. Il a réussi à débusquer une souris avec un piège collant et un biscuit comme appât. Je vous aurais bien partagé la photo, mais je trouve qu’une souris morte en gros plan sur mon blog ce serait quand même un peu rebutant.

 

Cafards

Nous sommes vendredi soir, je viens de passer une petite soirée tranquille sur le campus. J’y ai rencontré un allemand et nous avons parlé culture et politique autour d’une bière. Le berlinois me répétait que si l’Europe était vraiment unie nous pourrions être la première super puissance du monde… Une chose est sûre : on est y pas !

Je dis au revoir à ma nouvelle connaissance puis chevauche ma bicyclette le long de la voie rapide. Aux aguets. A chaque carrefour je suis une véritable girouette et regarde dans toutes les directions. Je vérifie même si des voitures ne viennent pas à contresens en grillant un feu rouge. Ça arrive…

J’arrive en un seul morceau, salue le chinois en train de roupiller à l’accueil et me dirige vers mon lit bien aimé. C’est lorsque j’ouvre la porte de ma salle de bain que je repère une bande nouveaux copains inattendus : des cafards !

Il y a quelques jours j’en avais déjà vu un ou deux, je m’en formalisait pas. Mais là c’était une bonne dizaine qui galopaient à travers la pièce, grimpaient au rideau de douche, se faufilaient dans les petits recoins…

Armé de cette photo, je descend en parler à l’hôtel. La pauvre jeune fille ne parle pas anglais, mais me passe un de ses collègues au téléphone qui me dit alors : « We are going to solve this problem immediatly ». Me voilà rasséréné, je m’imagine déjà une intervention sérieuse avec inspection approfondie de la chambre, utilisation de pesticides ou de pièges…

Deux minutes plus tard, une chinoise ensommeillée arrive dans ma chambre. Je lui pointe du doigt la salle de bain. Elle se met alors à quatre pattes et armé d’un chiffon humide se met à écraser mes nouveaux colocataires… La situation est assez cocasse…

Inutile de vous dire que j’ai été très déçu, et surtout très dubitatif quant à l’efficacité de la solution retenue. Et mes craintes étaient justifiées, j’en ai recroisés plusieurs hier et aujourd’hui.

Faire des efforts pour vivre dans des conditions déjà assez difficile, d’accord. Vivre pendant un an avec de la vermine… là ça commence sérieusement à me courir.

L’hôtel

Ça va faire deux semaines que je suis arrivé à Shanghai, il est temps que je vous parle un peu plus en détail des conditions de logement. Un point très important est que toutes les photos de cet article ont été prises dimanche dernier. Deux points à noter : une circulation inexistante comparé aux bouchons habituels ; ainsi qu’une chose rarissime à Shanghai : il faisait beau. En effet, un typhon entre le Japon et Taïwan a levé de grands vents qui ont permis de balayer la grisaille Shanghaïenne. Ces deux conditions m’ont permis de faire des clichés corrects.

Nous sommes donc logés à l’hôtel. Le Sieton Hotel.

Ceci est la façade du bâtiment principal. Lorsque nous sommes arrivés le premier jour pour payer la caution, nous avions été agréablement surpris. Mais… en Chine, beaucoup de choses sont fondées sur l’apparence. Notre bâtiment se trouve à 150 mètres dans une petite rue, dont voici la façade :

Ma chambre est située au quatrième étage, avec ascenseur. J’ai deux photos mais elles ne sont pas très bien…

Donc elles ont l’air bien en apparence, mais en réalité :

  • pas d’internet
  • un seul petit bureau
  • aucun meuble pour ranger ses vêtements
  • fenêtre qui ne ferment pas vraiment, lors des pluies l’eau rentre dans à l’intérieur

Nous partageons à deux une salle de bain avec douche, lavabo et toilettes. J’ai quelque fois la surprise de voir des bestioles s’échapper en galopant quand je relève la cuvette. Charmant :) Je n’ai cependant pas identifié si ce sont des cafards, des mille pattes ou autre. Je n’ai pas trop envie de le savoir…

Pour terminer si nous voulons internet il est possible de l’avoir dans le hall du bâtiment principal (j’y suis en ce moment même). Voici les photos :

On est d’accord c’est spacieux, lumineux, confortable. Les employés sont toujours disponibles pour nous aider, à n’importe quelle heure. Personnellement j’aime beaucoup saluer la jeune fille en robe rouge… pas sur les photos :)

Mais les photos ne disent pas tout. Le plus gênant est le bruit, omniprésent, à n’importe quelle heure. Du crissement de deux objets métalliques en pleine après midi (j’ai adoré celui là) à la musique de karaoké en soirée. J’ai même eu le loisir de voir quelqu’un faire des tours de quad dans le hall. J’étais interloqué, mais on fini par s’habituer à ce genre de choses en Chine. Pour nous changer les idées on peut aussi voir passer des chinois ivres mort qui vomissent leur tripes après leur soirée karaoké sur le beau sol lustré. Ou encore laisser son regard se poser sur les défilés de prostituées ou autres « hôtesses », en tenues outrageantes, qui n’arrêtent pas de faire des allez-retours dès vingt heures passées…

Ahhhhh, la Chine…