Anniversaire chinois

J’ai eu la chance de me faire inviter à un anniversaire typiquement chinois hier soir.  J’ai passé un excellent moment !

Rendez-vous à 17h30 au Jin Xiang Long, un restaurant à Anting (périphérie de Shanghai). J’arrive à l’heure mais mes hôtes on un peut de retard. Tant bien que mal je fais comprendre que j’attends des amis, on m’installe alors sur une chaise et on me colle dans la main un thé glacé au citron en briquette. Mes amis arrivent enfin : 7 chinois, et moi et moi et moi ! (sur un air de Jacques Dutronc). On est installé dans une salle privée. Les restaurant chinois ont souvent des salles de ce type.Beaucoup moins bruyant…

On fête deux anniversaires : Lu Qiu, la jeune fille qui m’a invité, fête ses 23 ans tandis que son ami Yang Tao fête ses 27 ans. On s’installe alors autour de la table circulaire. Le positionnement répond à des règles : celui qui s’assit à l’opposé de la porte (face à la porte) est l’hôte principal, le maître des lieux. Yang Tao et Lu Qiu occupent cette place. S’assoit à sa gauche l’invité d’honneur, le VIP. S’arrêtent ici mes notions en terme de positionnement… Devinez la place que j’ai eu ? A gauche de Lu Qiu pardi ! Il faut dire que j’étais le seul étranger de l’assemblée et un peu le centre de l’attention.

On commande ! Mes hôtes, le coeur sur la main, font leur possible pour prendre quelques plats non épicés. On se prend aussi une bouteille de vin rouge chinoise estampillée Great Wall (grande muraille). Quelques minutes après c’est un défilé de serveurs qui déposent les plats sur la table, plus précisément sur un plateforme tournante permettant de partager les plats facilement entre les convives. En effet, à la différence d’un repas français, tous les plats sont mis au milieu de la table et chacun pioche dedans. On ne mange donc pas un plat, mais une multitude !

J’apprends aussi que traditionnellement ils ne boivent pas beaucoup de vin rouge, mais plutôt de la bière. La bière nationale : la TsingTao. On avait un carton plein rien que pour nous ! On enchaîne alors quelques Ganbei (cul-sec en chinois) avec les heureux Lu Qiu et Yang Tao qui sont sur la photo ci-dessous. Je me prête au jeu :)

Bien que je sois le seul étranger, ils ont tous la bonté de parler majoritairement anglais, afin que je puisse suivre leur conversations. Puis, de toute façons, c’était pratiquement tout le temps à moi qu’ils s’adressaient… J’ai vraiment été reçu comme un roi, c’était formidable. Arrive l’heure de la photo de groupe ! Saurez-vous me retrouver ? :)

Je ne détaille pas plus les plats, il me reste encore plus de 8 mois à Shanghai j’aurai le temps de vous faire des articles culinaires. En attendant, le dessert arrive : un gâteau à la crème.

Mais l’alcool faisant son effet, le gâteau ne finira qu’à moitié dans nos estomacs :) Tout le monde s’est amusé à en badigeonner la figure de son voisin avec une attention toute particulière à nos deux maîtres de la soirée ! Comble de malchance, ma batterie m’a lâché juste à ce moment là.

Une chose à noter est que je n’ai pas déboursé un seul yuan, bien avoir poliment insisté pour payer ma part, on m’a gentillement fait comprendre que ce n’était pas à moi de payer, mais à ceux qui fêtent leur anniversaire. C’est la tradition, c’est comme ça ! On prend un taxi pour rentrer et mon statut de VIP me donne droit à être déposé en premier, à mon hôtel. Je remercie une dernière fois mes nouveaux amis et file à ma chambre. Je suis encore étonné de la gentillesse et de l’accueil que j’ai reçu parmi eux. Une excellente soirée que je suis content de partager avec vous.

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Fake Market

On ne peut pas passer à Shanghai sans passer au Fake Market.

Le Fake Market c’est un marché où il est possible de trouver toutes vos grandes marques préférées à des prix imbattables. La seule chose qui arrive à hauteur de ces prix minuscules, c’est probablement la qualité des articles eux-même.

Le marché est souterrain. Dès que vous vous engouffrez dans le dédale d’allées, vous êtes immédiatement abordé par un essaim de vendeurs vous proposant toutes sortes d’articles : montres, bagages, téléphones, vêtements…

On rentre dans un magasin presque au hasard et on commence à regarder quelques paires de chaussures. Je me met à essayer deux paires, puis me lance alors dans la négociation du prix. Car oui, tout se négocie ! Je suis parti avec un prix de 500 yuans que j’ai fait descendre à 150 yuans (18 euros). C’était ma première visite au fake market, et je manquais d’expérience. Avec le recul je pense qu’il est possible de descendre jusqu’à 100 yuans, suivant les models.

Je suis reparti tout fier avec ma paire de Vans en toile couleur bordeaux, qui vaut normalement 4 fois plus cher :) Bon, la qualité n’est bien-sûr par au rendez-vous, c’est de la contrefaçon on est d’accord. Mais elles ne sont pas trop mal tout de même !

On continue dans le labyrinthe… c’était vraiment grand. Si on daigne poser le regard sur le moindre article d’une vitrine on est immédiatement pris d’assault : « Hello  ! Cheap ! Come ! Want tee-shirt ? Want luggage ? Want shoes ? « . La plupart parlent même français, amusant. Il faut dire que la clientèle est essentiellement occidentale. On croise des touristes, des hommes d’affaires, ou des étudiants comme nous.

Je trouve alors un tee-shirt estampillé Diesel que j’acquiers pour 40 yuans (5 euros), prix départ : 200 yuans. Il est en coton et semble assez costaud.

En conclusion si vous êtes versé dans l’art du marchandage, venez faire des affaires au fake market vous serez ravis ! Pour ma part je trouve les articles intéressant et bien-sûr très économiques, mais il faut avoir le courage de se lancer dans une diatribe numéraire pour chaque nouvel article. Sans compter la myriade de vendeurs qui vous poursuivent quelque fois sur des dizaines de mètres, ce n’est pas du plus reposant…

Par contre, si vous recherchez un Sanxnug, vous êtes au bon endroit ! (portable du milieu sur la photo)

Un samedi soir

Ça commence un peu comme le début d’une mauvaise blague : ce sont deux français, un italien et un suédois qui sont à Shanghai…

Ce soir, moi et mes trois acolytes avons un club en tête, il nous a été conseillé par une jeune fille le week end dernier : le lola club. Musique électronique, pour le reste on ne sait pas trop.

On prend un taxi « illégal », qui nous allège de 2,5 euros avant de nous déposer à l’arrêt de métro le plus proche. On se jette ensuite dans le métro et se prépare à un trajet d’une heure. Oui, une heure… on fait la ligne de bout en bout, de terminus à terminus. Ensuite on a trois changements et on arrive enfin à proximité de notre destination. Au moins 1h30 de temps de trajet au total.

Il est aux alentours de 22h30 quand nous franchissons la porte du lola club. Un portier est là pour nous faciliter la tâche. Nous n’y restons pas longtemps : le moindre cocktail est à dix euros, très très cher pour Shanghai. Il faut avouer que l’intérieur est resplendissant, canapés confortables, musique de qualité. Une jeune fille commande à côté de moi une bouteille de whisky. Je jette un coup d’oeil à la carte : quatre cent euros la bouteille. L’italien me fait remarquer qu’elle a probablement payé d’un coup le salaire de la soirée de tous les employés… Je veux bien comprendre de mettre une forte somme d’argent dans une bouteille, quand elle le vaut. Mais la bouteille en question coûte vingt-cinq euros dans le commerce… c’est délirant.

Après une dernière mauvaise blague sur la clarté d’esprit de la jeune fille, on se dirige vers la sortie. Sans but fixe, on flâne dans les rues, à la recherche d’un nouvel endroit où aller. Les étrangers sont monnaie courante dans ce quartier de l’ancienne concession française, les passants ne nous remarquent pas vraiment. Les serveuses et autre crieurs pour remplir les restaurants et  boîtes de nuit on un regard bien plus affûté, et sont bien au courant de l’épaisseur de notre portefeuille. Tous les vingt mètres on entend « Hello welcome! » et nous avons droit à toutes sortes d’offres plus ou moins alléchantes. Mais malgré leurs sourires ravageurs, nous ne cédons pas et continuons notre chemin.

Nous arrivons dans une rue où il y a au moins trois clubs côte à côte. Les chinois sont de sortie et les demoiselle ne sont pas en reste avec des tenues des plus affriolantes. Nous avons le choix entre le Phebe, le Laughing ou le Soho. On choisit au hasard le Laughing. On se déleste de huit euros à l’entrée pour avoir droit à l’open bar, ce ne sont clairement pas les même tarifs qu’à notre précédente destination ! Je n’ai rien dépensé de plus !

Quand on pénètre dans l’antre de la débauche, le DJ se défoule à coup de Gangnam Style, de la pop coréenne. On est immédiatement pris en charge par une hôtesse qui nous montre la direction du bar : on ne se fait pas prier. La musique est assourdissante, impossible de parler, seuls quelques mots sont compréhensibles avec l’oreille collée sur la bouche de sont interlocuteur.

Un point frappant est le nombre d’employés présents : sécurité, nettoyage, hôtesses  barmans… Si vous écrasez une cigarette dans un cendrier, quelqu’un se précipite immédiatement pour le vider. Deux policiers se sont malgré eux joints à la fête, et gigotent un peu des pieds quand une chanson leur plaît. C’est monnaie courante en Chine, les policiers sont omniprésent, il ne faut pas s’en formaliser…

Un rhum orange en main, je tente de communiquer avec la personne à côté de moi, sans grand succès. C’est alors que les spots lumineux sont braqués vers une plateforme en hauteur où une danseuse à moitié nue fait son apparition. Ah ! c’était pas prévu ça ! La chinoise se déhanche en rythme dans des positions plus qu’explicites pendant dix bonnes minutes. Pas de photos malheureusement, mais j’ai vu l’italien la mitrailler il faut que j’aille lui demander :)

Pour le reste, rien qui ne sorte vraiment de l’ordinaire. Un nombre bien trop grand de verres plus tard, on décide de rentrer. On est déposé au pied de l’immeuble par le taxi vers quatre heures. Celui ci nous demande vingt-trois euros, nous pouvons maintenant nous jeter dans nos lits.