Départ dans 3 jours

Ça y est, on est au bout. Un peu comme la fin d’un rêve je reviens plus ou moins brutalement à la réalité. Il y a de cela quelques semaines je me suis soudainement rendu compte que j’avais de nombreuses choses à faire pour préparer la dernière année de mon cursus à Paris. Emprunt bancaire, recherche de stage, recherche de logement… pas facile de faire tout ça de Chine !

Il ne me reste plus que quelques dizaines d’heures à fouler le sol chinois. Je vais devoir dire au revoir à mon croisement d’autoroutes, aux klaxons chinois qui portent à des kilomètres, à l’odeur de pollution et de plastique brûlé. Mais aussi aux nombreuses personnes que j’ai pu rencontrer ici plus ou moins intimement : chinois, italiens, allemands, français, suisses, vietnamiens, taïwanais ou encore japonais. Dire au revoir aux folles soirées entre  amis, au gigantesque et agréable campus de Tongji Jiading, à quelques professeurs… Et puis fini la censure !

Alors c’est terminé ? Mais non ! Je n’ai pas encore sorti ma dernière carte ! Jeudi matin je m’envole non pas pour Paris, mais pour Taipei à nouveau où je resterai trois semaines. Pour moi Taïwan c’est tous les avantages de la Chine, sans les inconvénients. Avec en plus une touche de culture japonaise qui rajoute de la diversité.

Donc bien que ce blog bat sérieusement de l’aile, il n’est pas encore mort. J’ai encore quelques articles à partager ici : un dernier sur les Philippines (avec un sacré retard !), un ou deux sur Pékin que j’ai pu visiter il y a quelques jours et puis du nouveau sur Taïwan ! Idéalement j’aimerais aussi vous faire une conclusion sur le second semestre à l’université et sur le voyage en général.

En attendant, je surveille la frontière. Sait-on jamais.

muraille_pierre

 

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«Le temps s’en va, le temps s’en va, madame ; Las ! Le temps, non, mais nous nous en allons.» Ronsard.

Dans un billet précédent, je disais avoir beaucoup de temps libre au second semestre. On  peut dire que je me suis bien trompé. Alors qu’au premier semestre il suffisait de bosser quelques jours avant les exams, je dois maintenant fournir un travail régulier et soutenu. Je commence à sentir le poids de deux masters sur le dos.

Malheureusement, ça m’empêche d’apprécier la Chine à sa juste valeur. J’ai dû annuler un week end à Nanjing et je n’aurai plus l’occasion d’y aller. Tant pis, il faut en garder un peu pour plus tard.

Mon style de vie a aussi changé. Je ne m’accroche plus au centre ville comme avant. Le trajet de 40 km aura eu raison de moi, je vis maintenant plus local. Ici la vie est vraiment différente qu’au centre ville, mais comme un chinois me l’a fait remarqué, j’ai la chance de pouvoir découvrir la vraie Chine, non pas uniquement les 2% de l’élite chinoise qui vivent à Shanghai. La chine modeste, la chine traditionnelle.

Et puis vu que j’ai la tête dans le guidon, je ne prend plus le temps d’écrire ici. C’est dommage, j’ai plein de choses à partager. Je vais bien trouver le moyen de débloquer quelques heures en soirée quand même ! Je viens de terminer un article sur les Philippines, et je prévois d’en écrire un sur le karaoké, qui à l’instar de nos bars occidentaux, est le lieux de détente des asiatiques après le travail.

Et puis, ce travail porte ces fruits. Un professeur (connu, semble-t-il) est tellement intéressé par ma thèse qu’il veut me présenter une équipe de l’université de Fudan, dans le top 5 des meilleurs université du pays. Tongji est loin derrière ! Le campus se situe en plein Pudong, à proximité des gratte-ciels. J’ai hâte d’y mettre les pieds.

pierre_bundEn arrière plan le Bund. Au premier plan, heu… un barbu.

Bilan du premier semestre à Tongji University

Le premier semestre étant achevé, les résultats tombés et même un sondage interne de satisfaction de la promo Epitech terminé, il est temps de faire un bilan.

Alors, les cours que nous avons suivi au premier semestre étaient :

  • Ebay Course (Big Data / Data Mining)
  • Software Testing
  • UML-based Analysis for Objectif-Oriented System
  • Database principle and Application
  • Elementary Chinese
  • Chinese History and Culture
  • China’s socio-economic development

En terme de volume horaire nous étions à 18h30 de cours par semaine.

Je vais d’abord vous donner mon avis personnel sur chacun des cours, pour ensuite vous donner l’avis général de la promotion.

Ebay Course.

C’était en fait un cours sur le Big Data et le Data Mining, dispensé par une équipe de salariés d’Ebay Chine. L’avantage est que nous avions à faire à des professionnels, non pas des professeurs académiques, ce qui colle plus au modèle Epitech. Et en effet j’ai trouvé le contenu des cours intéressant, à vrai dire il est même possible que je me tourne vers le Big Data à l’avenir et ce sera aussi le sujet de ma thèse. Cependant, j’ai trouvé que les intervenants manquaient d’expérience en tant que professeurs, et avaient beaucoup de mal à capter l’attention des élèves et rendre leur cours intéressant. Il faut dire que les élèves n’étaient pas non plus très dynamiques… pas facile de rendre un cours sympa dans ces conditions. Les sujets abordés dans ce cours : Data Warehouse, Data Integration, ETL, Data Modeling, Data Warehouse Architecture, Business Intelligence. Quelques outils utilisés : Hadoop, Hive, Hbase, Tableau…

Les différents intervenants nous demandaient de faire quelques travaux en groupe entre les cours et nous avons eu un projet final à rendre en guise d’exam. Le projet final comprenait en fait l’ensemble des petits boulots à faire au fur et à mesure du semestre.

Globalement l’un de mes cours préféré, quel dommage que la promotion n’ait pas plus accroché, il y avait beaucoup de connaissances à assimiler.

Software Testing.

Ma bête noire. Je pensais me retrouver dans un cours où j’apprendrais à  tester correctement mes applications et faire de jolis tests unitaires. En fait, pas vraiment. Ce cours expliquait les différents concepts de test logiciel, à savoir : Black-box testing, White-box testing, Integration testing, System testing, Validation testing, α testing, β testing, testing of object-oriented class, testing of object-oriented system, GUI testing, defining the test plan, trace and management of bugs. Ouf, on est au bout. Bref, du théorique à 100%. On avait comme support un pdf de 600 pages, quelque peu indigeste… J’ai trouvé la professeur très compétente et quelque peu autoritaire. Mais il faut ce qu’il faut pour mâter les étudiants Epitech, surtout que peu habitués aux cours théoriques, très peu étaient assidus. J’ai fait équipe avec un suédois, un italien et une chinoise qui suivaient le cours tant bien que mal. Et bien que n’étant pas vraiment captivé par le cours, que je n’ai probablement pas retenu énormément de connaissances, j’ai tout de même trouvé le travail en équipe sympathique.

Le semestre s’est achevé sur une présentation finale qui répondait à un énoncé précis.

UML.

Ce cours ne nous était pas vraiment adapté. Nous avons tous fait des cours d’UML à Epitech, et le cours dispensé par Tongji reprenait les bases que nous connaissions déjà. Se rendant compte de cela, la professeur, très sympathique et proche des élèves, à fait de son mieux pour s’adapter à nous. Ainsi, plutôt que de nous répéter des cours que nous connaissions déjà, elle nous a proposé de travailler la partie UML sur nos projets, qu’il soient de Tongji, d’Epitech, personnel ou même imaginaire. Elle nous donnait quelques objectifs au fur et à mesure du semestre, faire tel diagramme ou tel présentation. Nous avons été noté sur deux critères : le projet de groupe, dont nous avons présenté la couche UML en présentation et un document personnel répondant à une problématique avec des solutions UML.

Personnellement j’ai un léger goût de regret : la professeur était excellente en UML et aurait pu beaucoup nous apprendre. Mais pour ma part, comme pour une écrasante majorité de la promotion, je ne me suis pas assez investi et je suis resté dans ma zone de confort. Je n’ai pas poussé mes diagrammes UML autant que j’aurais pu, surtout que la professeur se faisait un plaisir de nous aider, toujours disponible. Du coup, je n’ai pu que consolider mes connaissances, sans en rajouter de nouvelles.

D’accord et j’avoue que l’UML n’est pas ce que je préfère en informatique :)

Database.

Au début très intéressé car je souhaitais consolider mes connaissances en base de données, j’ai très vite déchanté. Le contenu du cours était globalement intéressant : les bases de données sous Oracle détaillé et archi-détaillé. Peut-être un peu trop détaillé… Pour vous donner un exemple, on a passé bien 4 heures rien que sur l’installation d’Oracle, qui consiste à cliquer sur « suivant » une dizaine de fois. Bon, j’exagère, il y a quelques petites configuration à faire. Mais quand même ! 4 heures ! Le professeur se perdait dans une infinité de détails aussi nombreux qu’inutiles. Quel est l’intérêt de maîtriser l’installation d’Oracle Database 10g par coeur alors qu’il suffit de lire une doc 10 minutes pour arriver au même résultat ? Quel intérêt alors que la version 10g est déjà obsolète ?  Et ça ne s’est pas arrêté là : nous avons passé en revu l’intégralité de l’interface de gestion, expliquant chaque lien, chaque catégorie… En version 11g l’interface est totalement différente ! Inutile de préciser que les étudiants Epitech n’ont pas résisté bien longtemps face à ce flot de paroles continu sur une plage horaire de 4 heures… Les pertes furent énormes. Je salue le professeur qui faisait ses cours sans même dénier remarquer la salle se vidant de plus en plus. Quel professionnalisme.

Heureusement, les étudiants chinois relevaient le niveau et étaient fidèles au poste. Enfin, ils occupaient des chaises, tout du moins.

Cela dit, pas mal de points positifs tout de même : un cours très bien étayé et structuré. Le semestre était divisé en une vingtaine de powerpoint en libre service sur les serveurs de l’école. Les powerpoints étaient d’excellente qualité, clairs, illustrés, attrayants. Le professeur était très bon dans son domaine et très professionnel.  On sent que son cours est parfaitement rodé. De plus, ce cours était de temps en temps pratique, nous avons pu faire quelques petites requêtes SQL. Nous avons été noté sur un projet final où il fallait créer une base de donnée pour un projet de notre choix (du design à l’implémentation).

En conclusion, je dirais que c’est le cours typique du chinois : amasser une quantité mirobolante de connaissances pour au final des résultats … discutables. En toute honnêteté, je pense qu’il était possible de tirer son épingle du jeu en basant son travail sur les powerpoints fourni par le professeur, en triant soit-même les informations pertinentes, en potassant de son côté. En somme, je suis satisfait des connaissances que j’ai pu acquérir, mais ce n’était pas sans douleur. C’est aussi le seul cours où il y avait autant de chinois que de français et ça c’était sympa (dans les autres cours, nous étions une majorité écrasante de français).

Elementary Chinese.

Ahhh, les cours de langue chinoise. Super utile pour se débrouiller en Chine, voir indispensable. Ça ressemble plus à des cours de chant au départ, on apprend les tons, les phonèmes. Puis petit à petit on apprend à se présenter, à demander du boeuf ou du poulet, à refuser les propositions des femmes qui traînent en bas de l’hôtel,  ou pour les meilleurs d’entre nous : à savoir guider un taxi. Bon cours, bien que pas assez intensif. En 6 mois, on a pas appris grand chose au final, mais avec une heure par semaine ce n’est pas étonnant. Et second bémol : la classe était complètement surchargée. Nous étions bien 60 élèves, tous débutant en chinois, avec un seul professeur. Je vous laisse imaginer.

Mais c’était tout de même sympa de pousser la chansonnette avec des allemands, des italiens…. Oui, un bon cours, utile. Bon, quand j’essaye de baragouiner chinois à des locaux, certains me regardent avec des grand yeux ronds, mais ça, c’est un autre problème !

Chinese History and Culture.

On y a apprit les grandes lignes de l’Histoire Chinoise des premières dynasties à aujourd’hui. J’ai trouvé ça intéressant, presque captivant pour certaines parties. Ensuite ça dépend de chacun : il faut être intéressé par la Chine et ne pas être trop rebuté par un cours magistral. J’ai pu me rendre compte à quel point l’histoire chinoise est riche et n’a rien à envier à notre culture européenne. On est partit de la mythologie pour arriver aux guerres d’opium, puis jusqu’au contemporain. Ce qui m’a rebuté par contre, c’est que lors d’un premier test écrit, il y a eu énormément de triche. Les italiens semblent exceller dans ce domaine, la professeur n’a pas trouvé ça louche qu’ils aient tous 100/100. L’italien avec lequel je me suis lié d’amitié en était même assez fier. Il était possible de parler sans problème pendant le test, troublant à vrai dire. La professeur faisait mine de ne rien entendre, par manque d’autorité, par flemme, ou suivants les consignes de l’université, allez savoir… Ou alors je n’ai pas compris le concept de test à la chinoise, mais quoiqu’il en soit, après tout, ce n’est pas l’important.

Si mes souvenirs sont bons nous avons eu en guise d’examen final un document de quelques pages à rendre sur un thème de notre choix.

China’s socio-economic development.

Dans la même lignée que le cours précédent. Celui-ci était plus axé sur le développement socio-économique de la Chine des dernières décennies. Enfin un professeur très dynamique qui faisait de son mieux pour faire participer les élèves ! Et elle y arrivait ! La classe sortait de temps en temps de son mutisme pour répondre à quelques questions. Ouverte, la professeur acceptait d’échanger sur des sujets sensibles comme la corruption ou la pollution, mais globalement la Chine était encensée. Probablement un peu trop, mais on est en Chine que voulez-vous. En introduction au cours on a même eu droit à une jolie vidéo que je classerais presque dans la catégorie propagande.

Mais je suis content d’avoir pu approfondir mes connaissances sur Mao Zedong, la politique de l’enfant unique ou encore comprendre mieux le formidable essor économique chinois auquel on assiste maintenant. Très intéressant pour quelqu’un qui veut en connaître plus sur la Chine, surtout dans l’idée de s’y expatrier.

Voilà, nous sommes arrivé au bout.

Mais il y a une chose commune à la plupart de ces cours que j’aimerais plus vous faire ressortir : la passivité des élèves. Globalement, voilà comment se passait un cours : tous les étudiants arrivaient avec leur laptop, se branchaient sur le secteur et sur le réseau de l’école et n’en décollaient pendant l’intégralité du cours. Le professeur pose une question ? Silence. Le professeur demande ce que l’ont fait sur nos ordinateurs ? Silence. Le professeur demande si son cours est utile ? Silence. Personne ne lève les yeux, on refuse le contact visuel et on fait mine de chercher la réponse sur son écran. Je me souviens de l’air consterné d’un intervenant finlandais en cours de Software Testing. Désespéré, même. Au bout de quelques heures, il a comprit et a joué le jeu : il n’a plus décollé le nez de ses notes, se lançant dans une litanie monocorde.

Difficile donc de faire cours dans ces conditions, et surtout de rendre son cours attrayant. Beaucoup se sont plain de la qualité des cours, mais ont-ils vraiment essayé de s’y intéresser,  de s’y investir ? Mais peut-être est-ce l’ambiance qui veut ça, car il faut reconnaître que les étudiants chinois n’étaient pas vraiment plus actifs. Je pensais au départ que c’était par raison culturelle, les jeunes chinois sont réputés pour être très timides et réservés. Mais en fait, il était rare d’en voir en train de suivre le cours, certains se permettaient même de jouer à des jeux en lignes pendant les heures de classe !

Ou alors la barrière de la langue. Certains élèves évitaient le contact verbal par manque de confiance en leur niveau d’anglais (élèves chinois ou français). Un cours est basé sur la communication au final. Si la communication se passe mal, tout se passe mal. Les professeurs avaient quant à eux un bon niveau, avec quelques disparités bien-sûr. Certains avec accent chinois mais on s’y habitue vite.

Ou alors peut-être est-ce le système universitaire qui veux ça, mais je n’ai pas souvenir d’un tel mutisme lors de ma courte année de fac d’anglais, à Nantes. Oh et avant que mes camarades ne me tombent dessus : oui, moi aussi j’ai fini par tomber dans cet état léthargique. Je n’ai pas dérogé à la règle. Bien que j’ai tenté de d’établir un dialogue les premières semaines, j’ai rapidement baissé les bras.

Mais bon, ça ne m’empêche pas de considérer ce semestre globalement pas mal. Correct, dirais-je. Et puis je ne suis pas venu en Chine uniquement pour ce que j’y apprendrai à l’université, mais aussi pour développer mes capacités d’adaptation, pour m’ouvrir à une nouvelle culture, découvrir une nouvelle facette du monde…

Au niveau des résultats, j’ai pu tout valider sans problème avec de très bonnes notes. Je ne connais pas les résultats de mes camarades mais j’ai ouïe dire qu’il sont globalement très bons aussi. Il semblerait que pour ne pas valider un module, il fallait le vouloir.

Passons maintenant à l’avis général de la promotion Epitech

Un petit sondage sur la qualité et le niveau des cours à était fait entre élèves pour un retour à Epitech Paris. Chose intéressante : je n’ai eu accès à ces résultats qu’après avoir écris les lignes ci-dessus, qui étaient déjà prêtes depuis quelques jours. Je n’ai donc pas été influencé.

Je vous épargne les résultats détaillés. Deux chiffres : la note moyenne sur 10 de la qualité des cours, allant de 1 (très mauvaise) à 10 (très bonne) est de 5,7. Et celle du niveau des cours, allant de 1 (très facile) à 10 (très difficile) est de 5,0.

On peut dire que c’est des résultats moyens ^^ Je vous laisse les interpréter vous-même.

Il était aussi possible de donner son avis général, notre délégué Nicolas en a fait une synthèse que je me permet de copier/paraphraser :

Une majorité des étudiants ont jugé les cours pas très intéressants voir pour certains inutiles et ont été déçu du niveau des cours qui étaient niveau undergraduate (correspond au premier cycle universitaire français)  les considérant médiocres. La plupart ont jugé le niveau d’anglais de certains professeurs faible. Certains considèrent les cours très théoriques et inutiles pour une application en entreprise tandis que d’autres sont déçus par quelques cours qui ne consistaient qu’en une lecture de documentations obsolètes. Enfin, certains étudiants trouvent que la notation était hasardeuse et tous auraient aimé pouvoir choisir leurs cours. Néanmoins, quelques points positifs ressortent.

Voilà. Merci Nicolas pour ton travail. On en saura pas plus sur les points positifs mais j’imagine que ce contrôle de l’information était justifié par une écrasante majorité d’avis négatifs… Oh et pour information, 22 personnes ont répondu à ce sondage.

Bien que mon avis colle à quelques points des résultats, il est amusant de remarquer que certains points sont diamétralement opposés :) Bon, quoiqu’il en soit, j’en suis à 2500 mots, je salue les gens qui m’auront lu jusqu’ici, quel courage. Vous avez maintenant toutes les cartes en mains pour vous faire un avis sur notre premier semestre à Tongji. Si jamais vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à commenter ce post, je me ferai un plaisir de vous répondre.

J’essaierai de vous faire quelque chose de similaire pour le second semestre qui a plutôt  bien débuté pour moi : je travaille en ce moment sur ma thèse avec une équipe chinoise et en collaboration avec Paypal, très sympathique, le tout sur le Big Data. Bref, j’aime bien :)

 

Début du second semestre

Nous venons d’être informé du déroulement du second semestre à l’université.

Pour ceux qui ont validé tous leurs modules au premier semestre (une grande majorité) nous allons avoir du temps libre… Les seuls cours obligatoires pour valider notre master sont le chinois intermédiaire et un cours d’informatique au choix. Sachant que le cours d’informatique commence vers mai/avril. En clair, nous n’allons avoir qu’une heure ou deux de cours par semaine ce semestre.

Pour être franc, nous pouvons aussi prendre des cours supplémentaires. Mais les seuls cours qui nous sont proposés sont des cours niveau licence, et nous en avons validé certains au premier semestre. Ils ne nous ont pas été conseillés par l’université. En voici la liste :

  • Software Project Management
  • Software Testing (validé au premier semestre)
  • Digital Image Processing
  • Database Principles and Applications (validé au premier semestre)
  • Real-Time Systems
  • Object Oriented Analysis andDesign with UML (validé au premier semestre)
  • JAVA Enterprise Development Techniques
  • SQL Service and Support

Les deux seuls cours niveau master qui nous sont conseillés par l’université sont :

  • Software New Technology, dispensé par un professeur britannique
  • Sensior Business Analysis, dispensé par un professeur italien

Donc c’est bien, on va avoir du temps libre pour notre EIP (projet de fin d’études Epitech) ainsi que pour notre thèse de l’université chinoise. Il est vrai que cette dernière risque de nous prendre beaucoup de temps.

Mais n’est-ce pas un peu trop de temps libre ?

A Tongji University, permettez moi de vous rappeler que deux choix s’offrent à vous : travailler et faire du sport.

Vu notre charge de travail, je vais probablement devenir un champion sportif d’ici la fin de l’année… :p

Jiading campus

Bon, vous l’aurez compris dans mes articles précédents, je suis très déçu du logement. Il faut savoir que je paye le même montant que mes camarades qui sont à Pékin, et eux n’ont aucun de tous les problèmes que je rencontre ici à Shanghai. C’est pourtant le même pays. Je pense m’être suffisamment étalé dessus, bien que je ne vous ai pas tout raconté.

Mais passons maintenant aux côtés plus agréables : parlons du campus.

L’university de Tongji est divisée en 4 campus. Les deux principaux sont ceux de Siping et de Jiading. Je suis dans celui de Jiading.

Le campus de Jiading est situé au nord-ouest du centre de Shanghai. Il est possible de faire le trajet du campus vers People Square en environ 1h30 par métro. Le campus se situe un peu dans la campagne / zone industrielle. Il est le long d’une voie express.

Franchissons l’entrée principale. Nous sommes désormais dans l’enceinte.

Vous allez le découvrir au fur et à mesure de cet article, mais le campus est gigantesque. La plupart des étudiants se déplacent à vélo. Si on tourne la tête vers la droite on aperçois le bâtiment de Software Engineering (notre bâtiment). Remarquez la route, ça vous donne une idée de la taille du campus.

Sur la droite du cliché on peut y voir une rivière, certains étudiants s’y prélassent à pêcher lors des belles journées de Septembre. On tourne à gauche et nous voici en face du bâtiment où j’ai pratiquement tous mes cours :

On continue à nouveau et on laisse sur notre droite un autre bâtiment dans lequel vous aurez de loisir de vous essayer à la musculation. Je reviendrai sur toutes les possibilités que vous offre le campus en terme de sport dans un prochain article. Nous sommes désormais au niveau des drapeaux que l’ont voit sur la première photo, on jette un dernier coup d’oeil en arrière pour apprécier la volée de bâtiments.

On se dirige vers le centre du campus (oui, nous ne sommes qu’à l’entrée) en passant par dessus un pont sous lequel serpente une agréable rivière. Au dernier plan vous pouvez voir la bibliothèque.

Bel endroit pour conter fleurette à une chinoise, non ? Mais si vous êtes en charmante compagnie, peut-être préférez-vous vous laisser guider par un des nombreux petits sentier qui se faufile entre les arbres. Qui sait où cette promenade pourrait vous mener…

Mais revenons en à nos mouton et continuons notre visite, voulez vous ? :) On arrive maintenant vers le coeur du campus, sur notre gauche s’élance une nouvelle route bordée de grand bâtiments. J’ai dû prendre ce cliché lors de la sortie des classes.

On passe ensuite en dessous du « toilet building », ainsi que le nomment les étudiants chinois. Vous trouverez à l’intérieur des terrains de badminton ainsi que des tables de ping pong.

On arrive enfin à « food street », une rue ou vous pouvez acheter un peu de tout. J’y dédierai un article plus tard.

Voilà, vous avez vu le principal. Il reste une infinité de bâtiments correspondant chacun à une école, mais il serait fastidieux de tous vous les montrer. J’ai cependant une dernière cartouche à utiliser : des vues aériennes ! Sur une des photos je vous montre la bibliothèque. Celle-ci fait 14 étages. Elle est incroyable pour tout vous dire… promis je ferai aussi un article de dessus. Je suis donc monté tout en haut et j’ai pu prendre quelques photos à travers les fenêtres. Pour savoir où s’arrête le campus c’est simple : là où c’est vert, c’est dans l’enceinte.

Sur la photo au dessus on peut voir les terrains de sport. Sur la photo du dessous on peut voir des étudiants s’essayer au golf. Sympa, non ? :)

Vous l’aurez remarqué, le campus est très moderne, spacieux, calme. C’est un véritable écrin de verdure où il est agréable de flâner. Il va sans dire que c’est aussi un excellent cadre pour se concentrer sur ses études.

Le campus de Jiading a le désavantage d’être très excentré, mais cela est aussi un avantage : il peut se permettre une surface énorme. Alors que sur le campus de Siping (en plein centre) qui possède une surface bien plus restreinte  il y a tout le temps du monde partout, sur Jiading vous aurez le loisir de vous balader en tout solitude, dans un calme olympien. Moi qui avait peur de suffoquer un peu à Shanghai, mon inquiétude principale est désormais plutôt de réussir à m’occuper. Car oui, sur Jiading, à part travailler et faire du sport… les choix sont très limités.