Au revoir la Chine, bonjour Taïwan !

Ça y est, j’ai quitté la Chine communiste de Mao Zedong pour rejoindre la république démocratique de Tchang Kaï-chek ! C’est avec un grand plaisir que je retourne dans cette île très séduisante par beaucoup d’aspects.

Dès les premières heures, les différences avec la Chine continentale me frappent déjà. Certes, ce n’est pas mon premier séjour à Taïwan, mais au bout de 10 mois je m’étais habitué au standard chinois.

Première chose, le bruit. Ici les gens parlent tout bas. On ne vocifère pas, on n’hurle pas dans son téléphone, on n’appelle pas la serveuse en s’époumonant, bref, on respecte les gens autour de soit. Ahhhh, quel confort pour mes oreilles ! Deuxième point qui m’interpelle : les gens sont très polis et éduqués. J’ai passé presque un an en Chine et a aucun moment un badaud chinois ne m’a souhaité la bienvenue dans son pays. En 48h on me l’a souhaité 3 fois ici, à Taïwan. Je cherche des yeux une poubelle, quelqu’un m’en indique déjà une. Les gens ne crachent pas, ou très peu. La seul cas où j’ai eu droit à de pareilles considérations avec des inconnus en Chine, c’est lorsqu’il y a de l’argent en jeu et rien d’autre !

La Chine ne tient pas non plus la comparaison sur les infrastructures, la propreté ou les transports. J’ai été impressionné par les bus publiques flambants neufs avec sièges en simili-cuir larges et confortables, le tout climatisé bien sûr.

Taipei

Mais bon, tout ça on le savait déjà, rien de nouveau sous le soleil.

Le soleil ? Ah oui ! le soleil !

J’avais oublié à quel point il fait chaud, très chaud à Taïwan ! Alors que j’arrivais tant bien que mal à supporter 35°C à Shanghai, ici cette même température se transforme en 42°C en température ressentie à cause de l’humidité. Depuis que je suis arrivé, l’humidité oscille entre 60% en journée et 90% la nuit. C’est étouffant. Heureusement tout est climatisé, mais je me demande bien comment faisaient les taïwanais quelques décennies auparavant…

Voilà, le cadre est posé, c’est partit pour 3 semaines !

Demain je prend le train en voyage solo pour le sud de l’île, j’espère y trouver de belles plages :)

Du vélo au scooter, vers le Water Park

Au programme du jour : tour de vélo le long du Xindian Stream. La ville a aménagé pas mal de pistes cyclables, en particulier le long des rivières. Le frère de Shannon est partant pour aller taquiner la piste cyclable avec moi. On décide de partir le matin, pour éviter les fortes chaleurs.

C’est bien tout ça, mais comment on se rend à la rivière ? Mais en scooter pardi !

Ni une, ni deux, on se retrouve en bas de l’immeuble en tenue de sport. Kuei-Shin me tend alors un casque, on enfourche son Yamaha et roulez jeunesse !

A ce moment là nous empruntons des petites routes sans grande circulation. Nous nous dirigeons vers la rivière la plus proche, pas très loin de notre immeuble. Il est 9h30 mais il doit déjà faire 30°C ! Heureusement, le vent induit par la vitesse aide à nous rafraîchir.

C’est là que j’aperçois la « rivière ». Celle-ci est vraiment petite, mais il y a un énorme no man’s land de chaque côté. Très probablement pour absorber les crues (typhons, orages…), la taille de la rivière doit quintupler à ce moment là. Mais pas de chance, on apprend sur place qu’il n’y a plus de location de vélo car le précédent typhon à tout détruit. Ah ouais quand même…

Mon comparse me propose alors de remonter sur notre terrible deux roues pour se rendre bien plus loin vers le coeur de la ville. C’est là que la partie amusante commence.

Au fur et à mesure qu’on pénètre à l’intérieur de la ville, la densité de circulation croit énormément. Avec une dextérité étonnante, Kuei-Shin se faufile entre bus, voitures, scooters… A chaque feu rouge, on remonte entre les voitures pour se mettre juste devant le feu et même le dépasser. On se retrouve rapidement à vingt, trente scooters à attendre au feu rouge. Chose amusante : il y a un compte à rebours pour savoir quand le feu passe au vert. C’est à ce moment là que je me suis cru dans une course de motos.

3…2…1…

Go !

Tout le monde s’élance, certains tout droit, certains de travers car ils tournent, certains à plein régime, certains à leur rythme. Ça pétarade, ça pue, ça klaxonne ! mais ça tombe pas. C’est là que j’ai eu une bonne illustration de la théorie du chaos :)

J’étais dedans ! Traverser Taipei en scooter était vraiment une superbe expérience, bien que je ne le ferais pas tout les jours.

On double des bus roses, des camionnettes « pick-up », des scooter qui ont embarqué le toutou avec. Virage à droite, petite ruelle, puis on débouche à nouveau sur une grande artère et nouvelle course au feu rouge.

Ainsi de suite jusqu’à notre but final, il est temps de se garer. J’ai pris une photo :)

Mais pas de chance, notre seconde destination, un petit loueur de vélo privé, n’est pas encore ouvert. Quelques centaines de mètres plus loin on trouve alors un loueur « public » (de la ville) mais pour une raison obscure était lui aussi fermé. Surprenant quelque chose de fermé à Taipei… Comble de malchance…

Tant pis, le vélo tombe à l’eau, on se rabat sur le Water Park. (ahah)

Le Water Park c’est tout ce qui touche à l’eau. Du musée de la station de pompage aux jeux dans l’eau pour enfants. J’ai donc pu y voir des vieilles machines dont le rôle précis m’a quelque peu échappé. Il faut dire qu’à ce moment là il faisait bougrement chaud. Les gouttes de sueurs qui perlent le long l’épine dorsale, c’est mes préférées… Bon, je pense tout de même avoir compris que c’était des pompes. Elles étaient en service vers 1920 pour certaines.

Le fameux made in Taïwan !

Des superbes livres à couper le souffle !

On ressort du musée, toujours la chaleur étouffante mais j’ai pu me rafraîchir un peu en faisant comme cette jeune fille :)

Pour finir, une balade dans la jungle mais attention aux serpents !

Il nous reste plus qu’à retrouver le scooter…